Du au problème COVID-19 la célébration de l'évènement et vernissage de l'exposition au Château d'Epanvilliers F-86510 Bux, Vienne - Nouvelle Acquitaine

sera le 4 Juillet 2020 à partir de 17h30 au château d'Epanvilliers.

 

Le contexte du rencontre des rois de la France et de l’Angleterre il y a 500 ans entre Guînes et Ardres


Louis XI  est soulagé en 1476/1477 par la défaite des ducs de Bourgogne en la mort de Charles le Téméraire devant Nancy, après avoir perdus contre les Suisses dans les batailles de Grandson et de Morat.  Dijon revenait à la France par défaut d’héritier male des ducs de Bourgogne.  Marie, de Bourgogne (1457-1482), la fille unique de Charles et duchesse de Bourgogne de 1477 à 1482 devient l’épouse de l’Empereur du Saint Empire Romain, Maximilien d’Autriche, fils de l’Empereur Frédéric III  de la célèbre famille Suisse des Habsbourg.  Frédéric à été choisis par les électeurs Allemandes, car il semblait faible et sans ressources en venant  de la Styrie tourmenté par les soucis avec l’Hongrie, la Pologne et la Bohème.

 

L’héritage de la vieille famille des Anjous, « les deux Sicile », qui avait passé par mariage dans la famille d’Aragon, revenait dans la famille de France en 1380 quand Jeanne de Naples adopta Louis I duc d’Anjou.

 


René d’Anjouqui est reçu par la population de Naples en triomphe en 1438 essaye en vain de se défendre contre Alphonse d’Aragon et est forcé de négocier après le 2 Juin 1442 et quitter la ville pour toujours. En 1480, avant sa mort, il passe la Provence et la couronne de Naples à son neveu Charles comte du Main. Celui cède ces biens à la couronne de France en 1481.

 

Quand Maximilien de Habsbourg se trouvait prisonnier des citoyens de Bruges en 1483, on lui enlevait sa fille de 3 ans de Gand, par la volonté de Louis XI (mort en 1483).  Le traité d’Arras de 1482 stipulait que Marguerite serait levée en France ou elle deviendrait fiancée du Dauphin Charles.  En 1488 l’Empereur Maximilian contre attaque en se fiançant par procuration à Anne de Bretagne.  Fait inacceptable pour Anne de France, la régente et Charles VIII, qui rompent les fiançailles entre Charles et Margueritte et renvoient la fille de 11 ans vers son père. Une injure atroce contre la famille des Habsbourg qui changera l’Europe en poussant les Habsbourg vers les Espagnols par les doubles mariages de Philippe le Beau avec Jeanne d’Espagne et Marguerite avec Jean d’Espagne et la  France dans l’étau d’un encerclement : Autriche – Flandres - Espagne - Italie.

 

 

 


               

 

Marguerite, étant renvoyé, la ‘régente’ Anne se hâte de pousser Louise de Savoie vers le comte d’Angoulême, rebelle et appauvrie. En Italie on se précipite dans le guêpier pour faire Charles et Anne des doubles rois et reines en cherchant la couronne de Naples.

        

 

 

Les canons à boules en fer, tirés par des chevaux sont une surprise pour les Italiens de 1494 et aident à les intimider. Commynes semble être le seul qui se doute de la tempête qui peut arriver quant on interfère dans les intérêts des Habsbourg. Certes tout semble parfait pour se couronner et faire la fête à Naples.

 

Après la conquête rapide de Naples en février 1495 et les défilés montrés ci haut (« Cronoca della Napoli aragonese », vers 1498, The Pierpont Morgan Library New York – voir aussi la première partie des peintures dans la chapelle à Epanvilliers) Charles VIII tente son investiture comme roi de Naples. Ses négociations et un volte-face du Pape déclenchaient la renaissance de la ligue qui comporte en fin Mars le pape Alexandre VI, Maximilien I d’Autriche, le duc Ludovico Sforza de Milan, Isabelle de Castille et Ferdinand II d’Aragon. En 1546 l’Espagne faisait de Potosi en Pérou la capitale minière d’argent et en sortaient 40'000 tonnes d’argent dans les deux siècles qui suivaient. De quoi payer des mercenaires Suisses! Vers 10'000 Français se mettaient sur le chemin de retour en passant Rome, Florence et Pise et les Apennins. A Fornovo ils s’installent pour la nuit face au campement des 26'000 hommes commandés par François Gonzague, marquis de Mantoue. Le 6 Juillet 1495 c’est la bataille de Fornoue. Il est de mon avis, que André de Montalembert (14 ans) se trouvait dans l’entourage de Charles VIII, car après la bataille celui exprime son étonnement sur la témérité de ce garçon au sir de Lusignan et destine André de devenir page de François d’Angoulême, un bébé de deux ans.

 

Charles perd Naples en 1496 et décède par accident le 7 Avril 1498 sans hé-ritier. Louis XII le succède et marie Anne de Bretagne comme stipulé dans le contrat de mariage. Louis se préci-pite dans le guêpier d’Italie: 1499 entré triomphale à Milan, en 1500 expulsion de Milan et 1507 punition de la révolte des Génois (en bas). Pendant son absence il correspond avec la régente, Anne de Bretagne.

 

Les citoyens-soldats Suisses introduisent une tactique simple et efficace, qui consiste à pénétrer par un choc frontal offensif par l’infanterie du à une cohésion de troupe bien discipliné. Par contre les cantons Suisses sont souvent incapables de négocier d’une seule voie et leurs armes ne sont pas au service d’une stratégie déterminé. Donc leur fiasco d’encaisser les rançons de bourgogne et de s’approcher du Milanais et du comté d’Asti en 1513 après le siège devant Dijon.

Henry VIII gagne la même année 1513 sur Guineguette (ici-bas), en mettant en déroute la cavalerie lourde de Louis XI comme « des lièvres armés ».
Après le décès d’Anne de Bretagne le 9 Janvier 1514, Louis XII fait marier sa fille Claude de France à François d’Angoulême. Le 9 Octobre 1514 il se remarie avec Marie Tudor, la sœur de Henry VIII. Une courte escapade pour Marie, comme son époux Louis XII meurt le 1. Janvier 1515. Le 2 Jan. François proclamait la mort du roi et l’avènement des Valois, en sa personne, à la couronne de France.

 

François I avec ses enfants François (1518-1536), Henri II (1519-1559), et Charles (1522-1545), et ses femmes Claude de France (mort 1524), et Eléonore d’Autriche (1498-1558) fille de Philippe le Beau et de Joanne d’Aragon (la folle), et sœur de Charles Quint.

 

 

L’arrière grand-mère de François I était Valentine de Visconti de Milan, et par coutume chevaleresque il se considérait l’héritier légitime du duché de Milan. Sa première action était donc la cavalcade dans l’Italie. 10'000 Suisses, contre 8'000 lansquenet Allemands mortes étaient le bilan de la bataille de Marignan 1515. Le tort des Suisses était de ne pas avoir encore intégrés des canons dans leur tactique.

 

François se vante auprès de sa mère Louise de Savoie : «qu’on ne pourra plus dire que les gens d’armes sont des lièvres armés«. La régente le célèbre dans son journal « mon fils, César le subjugateur des Hélvetiens ». Louise n’a donc pas compris que César était uniquement après l’or des Helvètes. Le Milanais ne restera qu’à 1522 sous la couronne de France, comme François succombait à la tentation de reconquérir le royaume de Naples. Les hostilités entre la France et l’Empire reprennent pour de beau: la Picardie, les Flandres et l’Italie font scènes de guerre. Après une campagne désastreuse en Lombardie en 1523 les Français repartent en catastrophe en
même abandonnant leurs canons. La mort de l’empereur germanique Maximilien I en 1519 déclenche une folle course entre François I et Charles Quint pour l’élection en prochain empereur. François distribue 400'000 écus d’Or (prés 1500 kg d’or) en liquide pour convaincre les électeurs. Charles distribue 850'000 florins (prés 2000 kg d’or) dont 2/3 en papiers de prêts auprès les Fugger, craignant pour leur investisse-
ment en cas de non élection. Cela contribuait bien sur à un rapprochement entre Charles et Henry VIII d’Angleterre, qui était marié en premier noces à Katharina d’Aragon (1485-1536), la mère de « bloody » Mary. En 1518 François propose à Henry les fiançailles entre son fils François et Mary. Ils accordent aussi de se rencontrer en 1520. Tout cela n’empêche plus les rencontres et négociations, derrière le dos de François, entre Charles et Henry avant et après le rencontre de Henry VIII et François au camp du drap d’or entre Guînes et Ardres.

 

Vivonne de la Châtaigneraie, sénéchal du Poitou, ayant reconnu la valeur d’André de Montalembert comte d’Essé et d’Epanvilliers, l’attacha à la personne du comte d’Angoulême, le futur François I. Celui partagea tous les exercices, toutes les fêtes militaires, tous les tournois et jeux de bagues du futur souverain. Il était si habile dans les tournois que le monarque le choisit, en 1520, ainsi que deux autres du Poitou, pour soutenir avec lui, entre Ardres et Guînes, en présence du roi d’Angleterre, l’effort des quatre plus fortes lances de la France. François Ièr exclamait « Nous sômmes quatre gentilshommes, de la Guyenne qui combattons en lice et courrons la bague contre tous allants et venants de la France, Moi, Sansac, d’Essé et de la Châtaignerie ».

 

La masquerade des fiançailles de Mary Tudor continue bien après 1520 quand Mary Tudor (6 ans) est fiancé par Henry VIII à Charles Quint (23 ans) en 1522.  Elle sera offert en secret par Henry VIII à François I en 1525 ce qui enrage Charles Quint. Comme par miracle Mary Tudor survit les agitations religieuses en Angleterre et devient reine d’Angleterre après le décès de son demi frère Eduard VI en 1553. Finalement elle se marie avec Philippe II d’Espagne en 1554. Elle meurt en 1558.

 

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